Ce n'est pas simplement un maillot de basket. C'est l'objet de sport le plus célèbre, le plus reconnu et le plus porté de toute l'histoire. Aucun équipement d'aucun athlète n'a jamais atteint ce statut d'icône culturelle absolue et universelle.
La version de référence reste bien sûr le maillot rouge domicile des Chicago Bulls numéro 23 : col en V parfaitement dosé, lettres blanches épaisses bordées de noir, aucun détail superflu. Il existe la version blanche extérieur et le mythique maillot noir alternatif de la seconde dynastie, mais c'est ce rouge profond qui est gravé dans l'imaginaire collectif. Les originaux portés par Jordan entre 1991 et 1998 portaient un petit logo Champion discret sur la hanche gauche, une sérigraphie mate qui craquait légèrement avec le temps. Aujourd'hui ce sont les rééditions Mitchell & Ness qui sont considérées comme les seules dignes de ce nom.
Il a dépassé depuis très longtemps le monde du basket. C'est le symbole du Flu Game, du dernier tir contre Utah en 1998, de la dynastie des six anneaux sans aucune défaite en finale. Mais c'est aussi devenu un vêtement universel : tu peux porter ce maillot dans un stade, en concert, en soirée, même à un mariage, et personne ne te jugera.
Il y a des millions de personnes dans le monde qui n'ont jamais regardé un seul match de basket de leur vie, qui reconnaissent immédiatement ce 23 rouge. Trente ans après la retraite de Jordan, c'est toujours le maillot le plus vendu au monde, tous sports et tous joueurs confondus. Ce n'est pas un vêtement. C'est un morceau d'histoire populaire.